Une règle d’or ?
Nous poursuivons notre marche au désert, à l’écoute de la Parole. La liturgie nous fait entendre Jésus qui poursuit son enseignement et la formation de ses disciples. La nôtre ? Comment entendons-nous ces trois verbes actifs, surprenants dans la bouche de Jésus ? Demander, chercher, frapper.
» Demandez… cherchez… frappez … » avec confiance, avec une intention bien particulière qui est au cœur du cœur de Jésus : faire de nous des familiers de Dieu et apprendre une Règle d’or qui pourrait bien être LA règle d’or :
« Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi . »
Trois verbes que nous connaissons bien. Ils se déclinent dans bien des domaines et ne stimulent pas les mêmes énergies. Or dans la bouche de Jésus ne prennent-ils pas une autre dimension ? Qu’avons-nous à demander ? Qu’avons-nous à chercher ? Où devons-nous frapper pour apprendre à faire d’abord pour les autres ? Laissons résonner ces trois verbes sur le gond de la règle d’or. Accueillons au fond de notre cœur, les notes à harmoniser, jouer.
Jésus enseigne ses disciples en Maître, Maître du Royaume tout proche. Il les forme à la vie du Royaume. Et pour cela il n’indique pas des méthodes infaillibles, des techniques nouvelles… Il n’a pas dans sa mallette toute une palette d’outils pédagogiques qui feraient fureur ou qui attireraient les foules. Il parle : il donne la Parole, il est Parole de Dieu. Il vit de façon radicale, absolue, pleine, ce qu’il dit.
Il enseigne en chemin : » Convertissez-vous, le Royaume de Dieu est tout proche !«
Demandez : demandez le chemin ! Demandez le sens de la vie ! Demandez la lumière pour la route ! Elle sera donnée, instant après instant. Désir humble.
Cherchez : Cherchez la vie ! Cherchez le visage du Vivant ! Cherchez les puits d’humanité. Ils seront creusés, à chaque puisage de seau. Désir fou.
Frappez : Frappez à la porte de la vérité ! Frappez à la porte de la Parole ! Frappez à la porte de l’Esprit. Il parlera quand il faudra, donnant sel et lumière. Désir de feu.
Comment tenir ferme l’ancre de la foi ? La prière nous nourrit, nous soutient, elle est bien pour nous ; pour nous apprivoiser à la présence aimante de Dieu, pour nous rendre familiers de Dieu, au sens le plus fort : de la famille, puisque fils, filles de Dieu, appelés à vivre de lui, à faire ce qu’il fait !
Chercheurs cherchés par la folie d’Amour de la Trinité, comment frapper, chercher, demander, en toute humilité ?
La foi n’est-elle pas bien concrète, visible ?
N’a-t-elle pas visage : Faire à l’autre, d’abord,
ce que l’on voudrait qu’il fasse pour nous,
dans le souffle de l’Esprit , en chercheurs cherchés ?
