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L’hospitalité

Intervention à deux voix lors de la clôture de l’année jubilaire le 4 décembre 2022 à Saint-Thierry
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Un passé pour un présent tourné vers l’avenir. Notre année jubilaire trace le sillon et j’aimerai en rendant grâce pour ce que nous avons vécu, en congrégation, mais aussi dans chaque communauté…
Accueillir et être accueilli
L’hospitalité, chère à Mère Fondatrice, sous diverses modalités, « pas d’œuvre propre, mais répondre aux besoins, aux appels » a contribué au partage des valeurs monastiques

L’année jubilaire s’ouvre aujourd’hui sur un avenir qui ne nous appartient pas et que nous savons précaire, inconnu. Pour certains, la vie monastique n’a d’avenir qu’en consentant à une transformation radicale, pour d’autres, sur d’autres continents, elle sort de l’étape des commencements et voit une réelle explosion heureuse comme nous le partageait dimanche dernier à Vanves, l’abbé Primat.

Un passé pour un présent tourné vers l’avenir. Notre année jubilaire trace le sillon et j’aimerai en rendant grâce pour ce que nous avons vécu, en congrégation, mais aussi dans chaque communauté reprendre quelques graines semées il y a un an, le 30 novembre à Vanves lors des journées d’ouverture.

La semence de la louange,
La semence de la fraternité
Et la semence de l’hospitalité.

Vous reconnaissez là trois des quatre éléments constitutifs de notre vie monastique. Je laisse le travail de côté, car il sera évoqué à la fois dans la fraternité et l’hospitalité.

En introduction je planterai le cadre, du sillon pour les grains tombés en terre. Laudato Si et le principe du Pape François « tout est fragile », que nous pouvons éclairer par trois approches anthropologiques, philosophiques et spirituelle.

Tout est fragile : la transmission de la vie qui se fait à la fois par la reproduction et le renouvellement. Pour qu’il y a renouvellement, donc du nouveau, quelque chose de ce que l’on reproduit doit s’arrêter. Reproduire à l’identique conduit à la mort. D’un autre côté, se renouveler sans cesse conduit à l’explosion, on ne peut pas faire toujours du neuf. L’art de la vie est justement cet équilibre entre reproduction et renouvellement, tradition et nouveauté, ancien et nouveau.

La transmission de la vie suppose un acte créateur et pas seulement un acte de fabrication. Fabriquer selon un plan, une technique ne laisse pas la nouveauté émerger, tout est prévu, ordonné, fixé, jusqu’au rigide. La fabrication cherche les matériaux nécessaires et réalise ce qui est commandé. Pour que la vie soit vivante, une certaine créativité doit pouvoir émerger, l’acte créateur est un acte d’artiste, d’artisan, qui part de ce qu’il y a pour créer.

La transmission de la vie engage un processus d’intégration et non de consommation. Tout n’est pas disponible, à portée de main sans contrainte. Le tout disponible, tout le temps, pour tous est un leurre et aujourd’hui conduit de l’insatisfaction à la violence : culture de mort. Alors que l’intégration ou l’assimilation de ce qui est nécessaire, ce qui suffit, conduit à s’approprier pour répondre à ce qui est reçu, pour donner… répondre = vivre en résonance.

Nous percevons que ces trois principes sont loin d’être honorés dans notre monde, or ils traversent de part en part la Règle de saint Benoît, notre tradition monastique et notre vie quotidienne, rendue tellement fragiles en ces dernières années. Seulement nos fragilités peuvent être perçues autrement que comme limites qui rétrécissent la vie, limites à combler par un remplacement voire un recouvrement de tâches à faire, de postes à remplir, de structures à tenir. Nous sommes à la fois au croisement d’une culture d’abondance que notre Dieu Créateur continue de donner et d’une culture de pénurie dans beaucoup de lieux à cause de l’activité des hommes. Nos monastères ne sont pas épargnés, et vivent bien ces deux dynamiques opposées, abondance et pénurie avec plus ou moins de prédominance. Au regard de notre histoire, comment envisager le présent dans chacun de nos monastères d’une part et pour notre congrégation afin de nous tourner résolument vers l’avenir et accueillir nos fragilités comme lieu de créativité et de renouvellement ?

Nous vivons du mystère pascal, nous sommes appelées à vivre le Mystère pascal, mystère de mort et de résurrection, en filles de Dieu, en filles de la résurrection et ce n’est pas une idée, un programme, un projet, mais la Vie du Christ en nous, entre nous, par nous pour le monde. Notre force vient de notre faiblesse, notre richesse de notre dénuement, à condition d’habiter avec nous-mêmes, à l’écoute de l’Esprit et de la Parole. Comment faisons-nous des événements, de nos réalités humaines le matériau premier de notre réponse vivante ? Il ne s’agit pas de projet, de plans sur l’avenir, mais bien de l’œuvre de Dieu, œuvre d’artiste, œuvre cachée dans la matière et que la vie fait apparaître. Des exemples concrets dans les trois domaines retenus permettront de mieux percevoir le changement, la révolution que ces trois principes induisent. 

La liturgie :

            La célébration de l’office divin a marqué la fondation de notre Congrégation avec la joie de M Bénédicte de recevoir de l’Eglise cette mission de la célébrer, intégralement. Les récits des fondations montrent l’empressement et l’enthousiasme des sœurs à célébrer, construire l’église, traduire dans la langue, faire découvrir la richesse de la liturgie, embellir les vêtements liturgiques encore et même traduire et expliquer la fête du Sacré Cœur. Chaque communauté a transmis et créé du neuf, ouvrant encore son espace aux amis, aux oblats. L’initiation à la prière des psaumes, à la Lectio, l’accueil de musiciens pour soutenir la communauté, la participation d’une chorale encore sont du bonheur aujourd’hui. Certaines tâches peuvent être partagées comme la sacristie, les fleurs, l’accompagnement, l’enseignement, partage parfois par nécessité pour plus de soins, de compétences. Voyons ce partage comme une chance, un élargissement de l’espace Jésus, avec une attention particulière sur le silence, la régularité, l’intériorité. Simplifier ne veut pas dire sacrifier. Comment nous ouvrons-nous par exemple à une eucharistie paroissiale, ou parfois pas d’Eucharistie en semaine ? Quelles forces nouvelles dans ce nouvel équilibre liturgique pour donner le goût de Dieu ?   

La vie fraternelle :

Mère Bénédicte a souvent exhorté ses « filles comme elle disait au respect, à la bienveillance. La vie fraternelle a toujours représenté un lieu de joie, de peine, de souffrance et de résurrection. Les observances strictement observées pouvaient apaiser et permettre à certaines fragilités d’être portées sereinement. L’histoire que M Lazare nous fait découvrir ne cache pas certaines réalités dures et âpres.

Aujourd’hui, bien des services de notre vie quotidienne sont ouverts ou traversés par la présence de laïcs, soit salariés soit bénévoles, soit partenaires. Des lieux encore fermés, il y a quelques années, comme la cuisine, l’infirmerie, le ménage, les réparations, voire la comptabilité ou des ateliers, bénéficient de leur présence active. Bien souvent, ce ne fut pas un choix anticipé mais par obligation qui s’est imposée pour devenir consentement. Ce manque réel, dû à la diminution d’entrée, au vieillissement, sauf au Vietnam a provoqué une crise souterraine, il me semble et a rompu une certaine autonomie de nos communautés, avec une vie de clôture stricte, de silence respecté, de réunions entre soi, de chapitres décisionnels ou encore de formation internes.

L’autarcie, comme marque ou garante de la vie monastique a disparu chez nous. Un autre mode relationnel, un autre style de vie fraternelle fondé sur le dialogue et donc la circulation de la Parole de Dieu devient alors chance, défi, et risque. La culture de l’abondance pointe aux chapitres un et deux de la Genèse, « Dieu dit et cela est », dans notre vie Dieu parle, Dieu crée, Dieu sépare, Dieu ne bégaie pas non plus. Comment notre vie fraternelle accueille-t-elle la Parole créatrice aujourd’hui ? Que pouvons-nous repérer de renouveau déjà commencé, de lieux à secouer pour que la rigidité ne paralyse pas, pour que la peur de tout voir disparaître ne crée pas des fixations ou à l’opposé, le manque d’enracinement ne fasse exploser la vie commune sous le feu des idées neuves avec plus ou moins absence de cadre : « dans un monastère, sous une Règle et une prieure. »

Un repère certain, celui de la charité, qui supporte tout, patiente et espère tout. Charité aux nuances du zèle ardent au chapitre 72, marqué au coin de la sollicitude de la prieure pour toutes sans acception des personnes.  

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Accueillir et être accueilli par M Anne-Sophie

Fondamentalement nous sommes tous des « accueillis ». A sa naissance, l’être humain est accueilli par sa mère qui vient de le mettre au monde, par le père, par le groupe humain qui entoure ce foyer, par la société.

L’accueil peut être plus ou moins chaleureux, plus ou moins enthousiaste ; quelle que soit notre histoire, les regards posés sur nous au début de la vie laisseront des traces dans notre inconscient.

La Bible affirme qu’au-delà des mains humaines qui nous ont accueillis, Dieu lui-même s’est occupé de nous dès avant notre naissance. Chaque jour est un temps où Dieu fait de nous des accueillis dans ce monde où le Christ a vécu sa vie terrestre.

Mais le monde des humains véhicule la peur : peur de la différence, de l’étranger, de celui qui est différent de nous, de notre groupe humain, peut entraîner des jugements négatifs. Une autre manière de refuser l’accueil est de créer une hiérarchie de dignité entre les êtres humains : par exemple, les hommes par rapport aux femmes, les universitaires par rapport aux travailleurs manuels.

L’idée de hiérarchie, nous la trouvons dans l’Evangile :

          Des gens lui amenaient des enfants pour qu’il les touche, mais les disciples les rabrouèrent. En voyant cela, Jésus s’indigna et dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui sont comme eux. En vérité, je vous le déclare, qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera pas. » Et il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains. »  (Mc 10, 13 à 16)

Ce récit, transmis également par Matthieu et Luc, a été formulé au sein des premières communautés chrétiennes. Il est évident que Jésus et les disciples n’ont pas la même compréhension de ce qu’est l’accueil. Au contraire, les disciples sont appelés à offrir un premier accueil bienveillant pour indiquer le chemin vers le Christ. Ce qui est en cause, c’est de penser que des personnes que j’estime d’une certaine manière inférieure à moi, puissent accéder à la bénédiction du Christ sans que cela dépende de moi.

Autre citation biblique : Isaïe 54,2 :

Elargis l’espace de ta tente, les toiles de tes demeures, qu’on les distende ! Ne ménage rien ! Allonge tes cordages et tes piquets, fais-les tenir.

S’accueillir mutuellement nous fait prendre conscience de ce que nous sommes : Nos habitudes, nos coutumes, sont remises en question. On s’aperçoit que ce qui nous paraît normal est, en fait, le résultat d’un choix. Cette prise de conscience peut être libératrice mais aussi frustrante. Il est bon alors de pouvoir exprimer ce que l’on ressent dans un dialogue fraternel.

 La Bible nous indique encore ce qui se passe quand on demande à être accueillis. Lisons le passage de Luc 10, 1 à 11.

1Après cela, le Seigneur désigna soixante-douze autres disciples et les envoya deux par deux devant lui dans toute ville et localité où il devait aller lui-même.
2Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
3Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
4N’emportez pas de bourse, pas de sac, pas de sandales, et n’échangez de salutations avec personne en chemin.
5« Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : “Paix à cette maison.”
6Et s’il s’y trouve un homme de paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
7Demeurez dans cette maison, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera, car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
8« Dans quelque ville que vous entriez et où l’on vous accueillera, mangez ce qu’on vous offrira.
9Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : “Le Règne de Dieu est arrivé jusqu’à vous.”
10Mais dans quelque ville que vous entriez et où l’on ne vous accueillera pas, sortez sur les places et dites :
11“Même la poussière de votre ville qui s’est collée à nos pieds, nous l’essuyons pour vous la rendre. Pourtant, sachez-le : le Règne de Dieu est arrivé.”

Que nous dit ce texte ? En entrant dans une maison, il faut donner le meilleur de soi, c’est-à-dire la paix. Jésus parle de moisson abondante ; à sa suite, ayons un regard bienveillant, optimiste, adoptons ce regard de Dieu sur notre humanité.

Ce que le Christ recherche, ce sont des personnes qui entrent en relation et non ce qu’elles apportent matériellement.

Répondre à l’appel tel qu’il nous est offert et non tel qu’on l’a imaginé, c’est cela que l’on peut appeler une alliance.

Accueillir est un risque, se faire accueillir aussi. Il est impossible de savoir ce qui va se passer entre les personnes et quelle sera la place laissée à l’Esprit saint au milieu de nous.

Mais ne pas accueillir, ne pas se faire accueillir est également un risque, et un risque qui peut mener à la mort.

Je termine par une citation de la lettre aux Hébreux : « Que l’amour fraternel demeure ; n’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle, certains, sans le savoir, ont accueilli des anges. »

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L’hospitalité  reprise sr M Madeleine

Dernier élément majeur à revisiter pour oser une réponse à notre Dieu au milieu des femmes et des hommes de notre temps. L’hospitalité, chère à Mère Fondatrice, sous diverses modalités, « pas d’œuvre propre, mais répondre aux besoins, appels » a contribué au partage des valeurs monastiques, par l’accueil à l’hôtellerie, le travail des Ateliers, l’Aide au cloître, l’accueil des prisonniers, l’attention aux ouvriers lors des constructions, la formation aux sacrements, le catéchisme et tant d’autres activités avec une triple attention particulière : les artistes, les jeunes et les gens aisés.

Nous ne pouvons évoquer tout ce qui a été mis en lumière durant cette année jubilaire, mais il est bon de rendre grâce pour l’esprit qui nous anime pour demeurer ouvertes aux appels du monde, de l’Eglise, pour demeurer disponibles et simples, à l’écoute de la vie pour discerner ce qui peut être fait. Il est bon de nous tenir devant le Seigneur, conscientes qu’il nous donne tout et que nous avons à faire fructifier les dons reçus pour le salut du monde et pour sa gloire. « Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom donne la gloire. » Qui cherchons-nous dans telle ou telle proposition, dans tel ou tel engagement ?

Bien des interrogations se présentent quant à l’hospitalité monastique, oui, des hôtes qui viennent pour un temps de ressourcement, un temps pour eux, hôtellerie classique, encore conséquent mais plus majoritaire. Des personnes en quête de nature, de sens, de silence, chrétiens ou non, pour un jour, une semaine, un mois, voire un an… Des hôtes en rupture de rythme, des chercheurs de Dieu en désir d’expérience, des déracinés en quête de racines ou des passionnés en recherche d’un absolu. Amis, bénévoles, familiers, avec ou sans contrat, avec ou sans projet, de 17 à 77 ans… solitaire ou non, célibataire, divorcée, veuve… sans oublier des sœurs en difficultés, ou des sœurs dont les communautés ferment, des migrantes, des réfugiées, des personnes malades, des étudiantes. Bien des demandes parfois aux antipodes… des plus originales aux plus tradi…l’accueil se vit à la carte, et a cependant besoin de repères précis. Des demandes de couples jeunes retraités commencent à se multiplier… parfois, un an de recherche, à Vanves, un couple belge de prof de faculté catho qui en était à leur dixième monastère… A Vanves, notre studium est plein et on pourrait avoir cette année trois chambres de plus.

Nous avons été interpelées par un autre projet, la création d’un centre de musique et d’arts sacrés, en lien avec la liturgie, la restauration de l’orgue, la capacité d’accueillir dans les anciens bureaux de l’AIM… Nous réfléchissons à notre manière de mettre à disposition certaines richesses comme l’orgue en échange d’accompagnement par exemple. L’Association porte le projet, à nous de participer à notre mesure. Ce partenariat ne part pas de nous, mais d’une réalité qui nous dépasse, le bien de la liturgie, la célébration du Mystère de notre rédemption, elle nous saisit en ce qui nous est le plus cher, « le Christ » présent en toute personne, et nous tourne vers l’avenir, comment transmettre la liturgie, comment donner accès à Dieu par le beau ? Comment conduire au seuil du mystère et nous retirer sur la pointe des pieds ?

De nombreuses propositions de partenariat se font jour, entre monastères, nous sommes partenaires au niveau du travail de sainte Croix de Poitiers, Atelier Hosties ; avec la Procure de Paris, pour la librairie, avec des Associations pour le marcher équitable ou encore accueil d’expositions d’artistes locaux. Nous permettons par notre présence que des événements se produisent, sans en être les acteurs principaux ou les bénéficiaires directes. Nous sommes un peu catalyseurs, souvent par notre foi en l’homme !

Ces propositions aussi nombreuses que variées nécessitent temps, écoute, dialogue, discernement, parfois renoncement encore. Tout n’est pas possible, parfois il s’agit simplement de mettre en réseau, en lien juste par un moment de rencontre, de partage, par un investissement court, heureux pour aujourd’hui.

La gratuité doit demeurer le sillon de vie commune, Dieu nous reçoit gratuitement dans sa demeure, vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement… Si nous cherchons à faire fructifier les dons reçus, l’héritage transmis, il ne doit pas être question d’autre bonne nouvelle que le Salut, que le message de l’Evangile. Si nous cherchons à nous sauver, nous nous perdrons. Si nous cherchons à enterrer nos biens, nos lieux, nos acquis, nous mourrons. Le malin se déguise en ange de lumière, et nous devons en communauté veiller pour ne pas entrer en tentation, pour ne pas courir avec un faux dieu et faire fausse route du coup. La sagesse de la Règle, sa cohérence, son dynamisme sont bien actuels, alors dans ce nouvel équilibre Nord/sud, demandons-nous comment nous vivons la solidarité, le renouvellement ajusté au « tout est lié », la sobriété heureuse qui sait manquer aussi, et poser des actes prophétiques d’inculturation, de dialogue intergénérationnel, d’interdépendance concrète. Pourrons-nous remettre en question sereinement l’autonomie de nos communautés au regard des réalités multiples du monde où l’interdépendance semble l’horizon de fraternité possible ? La vie nous interroge et c’est ma joie !

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Un passé pour un présent tourné vers l’avenir. Notre année jubilaire trace le sillon et j’aimerai en rendant grâce pour ce que nous avons vécu, en congrégation, mais aussi dans chaque communauté…

Accueillir et être accueilli par M Anne-Sophie

L’hospitalité, chère à Mère Fondatrice, sous diverses modalités, « pas d’œuvre propre, mais répondre aux besoins, appels » a contribué au partage des valeurs monastiques

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