Bénédictines, nous avons choisi, il y a un an, dix ans, vingt-cinq ans, cinquante ans, ou même plus de soixante-dix ans, de suivre le Christ sur les chemins de l’Evangile avec l’aide de la Règle de Saint Benoît.
Au jour de notre baptême, « nous avons été ensevelis avec le Christ dans sa mort afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions aussi dans une vie nouvelle. » (Romains 6,4).
Pour le chrétien qui entend l’appel à la vie monastique, le propos de vivre son baptême devient « l’unique nécessaire ». Il veut en faire profession et l’assumer sans réserve, en livrant à la Pâque du Christ les instincts les plus profonds de la nature humaine pour les orienter radicalement vers le Royaume. (Constit. 9)
« Une école où l’on apprenne à servir le Seigneur »
« L’atelier où nous devons travailler avec ardeur, c’est le cloître du monastère, avec la stabilité dans la communauté. » RB, Prologue
L’élément fort de notre vie est la vie communautaire : nous cherchons Dieu ensemble.
Benoît dit qu’il fonde une école du service du Seigneur pour « lutter contre les vices et sauvegarder la charité »,
ce que nous pouvons traduire aujourd’hui par :
chercher Dieu ensemble dans le concret de la vie.
Benoît (vers 480 - 547) est un chercheur de Dieu.
Il n’est pas le seul ! Car au cours des premiers siècles, dans de nombreux lieux autour du bassin méditerranéen, des chrétiens cherchent comment vivre l’Evangile dans une vie retirée du monde...
Au début du christianisme, après la période des persécutions, les lieux monastiques se multiplient.
Dans sa charte de profession, déposée sur l’autel, chaque sœur exprime son propos de suivre le Christ.
Elle s’engage par les trois vœux de stabilité, de conversion et d’obéissance dans son prieuré, selon la Règle de saint Benoît et les Constitutions de notre Congrégation, entre les mains de la Mère Prieure et devant les sœurs de la communauté.