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année jubilaire

Portrait du mois: Mère François, Edwige Copeau

36 ans à Ambositra, 12 ans Prieure Générale, 1905 – 1932 – +1983

Un portrait de notre Mère François en quelques mots ? Impossible ! Une femme hors du commun comme le montrent ses lettres, son engagement, ses dessins, son humour et sa profondeur de cœur.
Le nécrologe rédigé à Ambositra par sr Agnès Neel (télécharger le pdf) a paru le plus ajusté malgré une certaine longueur, pour notre curiosité contemporaine, habituée au flash. Un coup de crayon n’a pas suffi à notre émerveillement grandissant depuis que les Archives livrent leurs trésors, que les souvenirs se réveillent, que les pierres parlent !
Belle promenade à l’ombre de l’amour avec Mère François. Vous en sortirez grandis !

Quelques dates:

  • 17 avril 1905 naissance à Paris
  • 21 novembre 1930 entrée à Vanves
  • 24 juin 1931 noviciat nom Soeur François
  • 1er juillet 1932 première profession
  • 11 juin 1934 arrivée à Ambositra
  • 24 juin 1937 profession perpétuelle
  • 1939-1963 maîtresse des novices
  • 1963-1975 prieure générale
  • 1976 retour à Madagascar
  • 10 novembre 1982, Dieu lui ouvre les portes de la Vie

Soeur François Copeau« Beaucoup de témoignages nous sont parvenus sur Mère François ; nombreux sont ceux qui parlent de sa simplicité. C’est exact, mais c’est le fruit d’une unité profonde, et sa personnalité présentait des aspects très variés. Ainsi sa bonté, sa bienveillance n’excluaient pas une grande lucidité sans illusions. Elle était spontanée, ennemie du conformisme, toujours aussi jeune d’esprit, très intéressée par  notre monde actuel qu’elle trouvait passionnant, mais aussi profondément sage. Elle apportait une grande conscience et sérieux dans tout ce qu’elle faisait, très ordonnée mais aussi pleine de fantaisie, comme en témoignent, entre autres choses les dessins pleins d’un humour délicieux qu’elle nous faisait pour certains évènements. Elle avait, en effet, gardé jusqu’à la fin une grande dose d’humour plein de tendresse pour tous les êtres. »

(extrait du nécrologe)

De nombreux documents à découvrir dans l’exposition du jubilé au monastère Sainte-Bathilde à Vanves: souvenirs d’enfance, photos, dessins, lettres à ses parents

« Dans la vie religieuse tout devient apparent le mal et le bien comme les creux et les bosses de la route, sous les phares de l’auto quand on roule la nuit » (1931)

Ma joie la plus intime, et en définitif toute ma joie, c’est de sentir secrètement monter en moi la liberté en face de tout ce qui n’est pas Dieu. Quand elle sera montée à un niveau suffisant pour que je sois libre vis à vis de l’épreuve même, elle viendra. Prions que ce ne soit pas avant. (25.9.1937)

Demain Carême – Vie nouvelle! encore un coup – C’est tout le temps la vie nouvelle pour les chrétiens – Pendant ce temps j’aurai une âme comme les jonquilles sous la terre qui cherchent à sortir et à Pâques nous fleurirons
(1931)

Si nous ne sommes pas très contents, c’est peut-être bien que nous ne l’aimons pas encore autant qu’il faudrait. (décembre 1932)

tout revient à cette seule chose: être docile, docile, docile… docile aux hommes, docile aux choses, docile surtout à l’Esprit de Dieu – mais être docile aux hommes et aux choses, c’est être docile à Dieu qui est maître des hommes et des choses (15.7.1935)


« Ce qui doit compter pour les Supérieures ce n’est pas tant le groupe, la communauté, le monastère et son rayonnement, sa réputation, etc…etc… Ce qui compte c’est chaque personne, chaque membre du Corps du Christ, chaque serment de la Vigne. Ce qui compte, c’est l’Eglise, ce grand arbre est la sève qui circule, peu importent les feuilles qui tombent en leur saison… Mais il n’y a qu’une chose qui puisse la faire vivre, et chacun de nous en elle, c’est de laisser entrer le Christ dans notre cœur, et faire ce que nous pouvons pour qu’Il entre dans tous les cœurs ».


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