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Portrait du mois: Soeur Marie, Marie-Madeleine Girard

Née et baptisée le 11 juillet 1941 à Robersart, dans le Nord, aînée de neuf enfants, infirmière de formation, S Marie était entrée au postulat du monastère des Bénédictines du Saint Sacrement du Cœur très Pur de Marie à Tourcoing, le 29 septembre 1965, mettant sous la bonne garde des archanges son engagement monastique. Elle avait fait profession le jour de Pâques, 14 avril 1968 et s’était engagée par la Profession perpétuelle le dimanche de Quasimodo, 18 avril 1971 entre les mains de M Jeanne-Marie de la Présentation.

Infirmière, elle le resta jusqu’au bout, dans le souci constant de servir. Elle déploya sa foi, son espérance et son sens du service à Tourcoing pendant des années avant d’être élue prieure du monastère, le 14 avril 1983. Elle accompagna toutes ses sœurs aînées vers leur éternité.

Elle mit toute sa foi et fit tout pour maintenir la présence du monastère en ce lieu de bénédiction, lié au Vœu perpétuel d’adoration eucharistique. Elle noua de nombreux liens de foi et d’amitié et vit fermer le monastère l’âme déchirée. Elle garda le souci de son devenir, le confiant à la Vierge Marie.

Le 17 décembre 2011, pour les Grands « Ô », « O Sapiens » elle est accueillie à Vanves qu’elle connaissait de longue date, soutenant en particulier notre fondation d’Ambositra. Elle pressent que la communauté nouvellement reconstituée pourra la soutenir sur ce chemin pascal, brutalement devant elle.  La communauté, sa famille et ses amis l’aident à rebondir dans la foi. Elle se met au service de l’infirmerie et de la lingerie, passant encore par l’hôtellerie et trouvant à la sacristie un vrai espace de paix. C’est encore Marie qui l’accompagnera pour son transfert de stabilité à Vanves le 15 août 2015.

Le 12 mai 2018, la joie de son jubilé d’or présidé par le P Jean-Pierre Longeat, abbé émérite de Ligugé sera une belle action de grâce, récapitulation heureuse tournée vers l’avenir. Personne ne pouvait imaginer que quelques semaines plus tard, une tumeur grave au cerveau serait diagnostiquée nécessitant opération, chimio, rayons qu’elle vivra avec beaucoup de courage et de force, entourée avec affection des sœurs, des membres de sa famille, des amis proches et lointains. Sr Anne-Chantal sera son ange gardien durant tout ce long temps de dépouillement progressif. Une belle année de rémission avait fait oublier la sournoise maladie, ressurgie en juin 2020.

Quelques semaines d’espérance en une rémission possible sont vite passées et l’évidence d’une nécessité d’un traitement lourd l’a conduite à désirer l’arrêt de tout traitement. Soulagement et paix ont libéré son cœur dans le consentement à renouveler à chaque instant de la dépendance progressive. Descendue à l’infirmerie, grâce à la disponibilité de notre doyenne, elle a pu être soignée selon sa volonté, par le personnel soignant habituel du prieuré, par sa sœur Geneviève, avec les soins palliatifs à domicile. Privée de la parole, elle est entrée dans un silence inaugurant le Passage, nous invitant ainsi à un réel détachement anticipé par le sacrement des malades, célébré par le P Jacques Turck, le 12novembre. Elle s’est endormie paisiblement avant les deuxièmes Vêpres du Deuxième dimanche de l’Avent, alors que bien des communautés et amis la confiaient au Père, par le chapelet de la Miséricorde.

Ses obsèques ont été célébrées vendredi 11 décembre 2020.

sœur Marie Girard
Femme de silence, très à l’écoute…

Sr Marie Girard vivait de la spiritualité de Mère Mechtilde de Bar, fondatrice des bénédictines du Saint Sacrement. Elle se nourrissait régulièrement des lettres et conférences.
Sr Marie était à la fois une femme de silence, très à l’écoute… aimait la vie simple et régulière, bénédictine
Elle était proche des missions en particulier de Madagascar… que sa communauté a soutenu financièrement pendant des années. Les sœurs d’Ambositra allaient à Tourcoing quand elles venaient en France pour les chapitres, les conseils ou les études.
Elle aimait la liturgie mais avait des difficultés à chanter, était fidèle à l’office quel que soit le nombre de sœurs.
Elle avait une connaissance patristique très vaste… mais aussi des textes de l’Eglise. Son pape préféré : Paul VI.
Elle aimait son métier d’infirmière qu’elle exerça au monastère de Tourcoing puis à Vanves quand elle y a établi sa stabilité.
Elle savait coudre et cuisiner, sa spécialité : le Moka
Elle ne refusait pas les nouvelles technologies et s’était mise à l’ordinateur en temps voulu.
Le départ de Tourcoing fut un déchirement…
Peu à peu elle s’est habituée à Vanves et s’est mise au service des sœurs.
Sa maladie et ses conséquences, en particulier la baisse de sa vision et ses difficultés à trouver les mots pour s’exprimer furent une terrible épreuve.

(télécharger en pdf)

Voir aussi:

Départ vers le père

Monastère de Vanves

Les grandes antiennes « ô » de l’Avent— Par les Moniales Bénédictines de l’Abbaye Sainte-Marie des Deux-Montagnes au Canada-

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