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Septième pierre: L’OFFICE DIVIN

Septième pierre de fondation (texte à télécharger en pdf)

Que les psaumes deviennent notre prière ; et que des passages nous reviennent fréquemment en l’esprit, particulièrement ce qui est joyeux, actions de grâces, louanges. Aimer Dieu dans la joie. Ne pas toujours offrir la myrrhe mais aussi l’encens. Cette familiarité avec les psaumes facilite la contemplation, elle nous aide à nous maintenir dans la présence de Dieu ; et on pense moins à soi.

Les frères mettront leur âme en concordance avec leur voix. Notre contemplation est dans notre office, mais il ne faut pas croire que le temps de l’office doive être employé comme celui de l’oraison, l’oraison est le tête à tête avec Notre Seigneur ; l’office est oraison par l’attitude devant Dieu ; c’est contemplation parce qu’il est destiné à Dieu ; mais nous nous réunissons pour célébrer la prière de l’Eglise, ce serait une erreur de nous laisser aller à faire une oraison particulière.

L’office est un service qui est dû par nous, il faut apporter toute notre attention à ce service, attention aux mouvements, à ce qui est dit.Notre chant s’associe avec les anges ; le bien considérer, c’est un honneur ; nous nous unissons au chœur de la cour céleste. Mettons toute notre bonne volonté.

Pour nous, l’office ne doit jamais être supprimé : c’est le pivot central de notre journée ; il ne faut qu’aucune œuvre empiète dessus, (Questions des parloirs et en général, question de l’extérieur contre ces habitudes de vie contemplative)

Ayons cet amour de l’office, ayons conscience de cette charge qui nous est confiée, ne transigeons jamais ; que chacune de nous ait ce zèle pour l’office divin…

L’office doit être une joie ; saint Benoît veut que nous y venions avec empressement, parce que tout pour nous doit découler de l’office, aussi bien notre oraison que notre contemplation ; c’est comme un fortifiant qui nous est donné pour soutenir notre journée ; c’est pourquoi nous devons être heureuses de descendre à Matines, car c’est là où nous prenons dès le matin notre force pour la journée…

La vie monastique se soutient sur deux ailes : cette expression nous montre que pour nous, tout doit nous soulever vers Dieu ; notre vie doit être une envolée vers Dieu ; nous devons tout surnaturaliser. Ces ailes sont le service divin et le travail. Ceci nous montre le travail comme nous devons le voir, c’est-à-dire non une contrainte, mais quelque chose qui nous aide à monter vers Dieu ; c’est un hommage à Dieu, c’est pourquoi, il doit être considéré en esprit de prière

N’oubliez pas que vous avez ce très grand privilège de l’office divin qui est le centre de notre vie. L’Eglise vous charge officiellement de dire la prière de toute l’Eglise : les peuples ont le droit de compter sur notre prière. L’intention de notre prière doit s’étendre, notre prière doit être catholique. Concentrez, enveloppez, noyez vos intentions dans celles de notre Seigneur…

Réflexion :

Déjà souvent mentionnée, l’unité entre vie de prière et vie de travail… où en sommes-nous ?
Quelle place ont les psaumes dans notre prière personnelle, communautaire ?
Office divin comme joie, comme service, comme prière de l’Eglise, comme envolée vers Dieu, comme honneur, comme pivot central… et pour nous qu’est-ce que l’Office aujourd’hui ?

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